PROJET RESILAC : 200 femmes de Ganvié accompagnées pour leur autonomisation économique et la résilience climatique

L’ONG APASAT a mis en œuvre le Projet d’Autonomisation et de Résilience Climatique des Femmes par la Valorisation Énergétique de la Jacinthe d’Eau à Ganvié (RESILAC) dans les arrondissements de Ganvié 1 et 2, commune de Sô-Ava, au sud du Bénin. Déployée de juillet à octobre, cette initiative a permis de former et d’accompagner 200 femmes transformatrices et commerçantes de poisson, avec pour ambition de renforcer leur autonomie économique tout en contribuant à la préservation des ressources naturelles.
Des femmes confrontées à des défis économiques et environnementaux
À Ganvié, les femmes occupent une place essentielle dans la chaîne de valeur halieutique. Elles assurent notamment la transformation, la conservation et la commercialisation du poisson, des activités indispensables à la sécurité alimentaire et à l’économie locale. Cependant, elles font face à des difficultés croissantes qui fragilisent leurs activités et leurs revenus.
La prolifération de la jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes) perturbe les activités de pêche et de navigation sur le lac Nokoué. À cela s’ajoute la raréfaction du bois-énergie, principale source d’énergie utilisée pour le fumage du poisson. Cette situation augmente les coûts de production et accentue la pression sur les mangroves et les autres ressources ligneuses. Les méthodes traditionnelles de fumage, souvent peu performantes et polluantes, exposent également les femmes à la fumée et peuvent compromettre la qualité des produits transformés. Enfin, les difficultés de conservation du poisson favorisent les pertes post-capture et réduisent les revenus des commerçantes et transformatrices.
200 femmes au cœur de l’action pour leur autonomisation
Face à ces défis, le projet RESILAC a placé l’autonomisation économique des femmes au centre de son intervention. De juillet à octobre, 200 femmes ont bénéficié d’un accompagnement axé sur la valorisation énergétique de la jacinthe d’eau et l’amélioration des pratiques de transformation du poisson.
L’initiative repose notamment sur la transformation de la jacinthe d’eau en charbon écologique, afin d’en faire une source d’énergie alternative au bois traditionnel. Elle encourage également l’adoption de technologies propres et améliorées de fumage du poisson. Ces solutions visent à réduire les dépenses énergétiques des femmes, à améliorer leurs conditions de travail, à limiter leur exposition à la fumée et à favoriser une meilleure conservation des produits halieutiques.

Au-delà des solutions techniques, cette démarche vise à renforcer les capacités des femmes à développer leurs activités économiques, à améliorer leurs revenus et à accroître leur autonomie financière.
Avec RESILAC, APASAT réaffirme son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes, de la préservation de la biodiversité et du renforcement de la résilience des communautés face aux changements climatiques.






