Conflit homme-primate: implication des enfants dès le plus jeune âge (Phase I)

Au cœur de la Réserve de Biosphère de la Basse Vallée de l’Ouémé, le village de Togbota est un territoire riche en biodiversité où les humains et les primates partagent depuis des générations les mêmes forêts et zones riveraines. Cependant, cette proximité croissante entre les communautés rurales et les groupes de singes entraîne de nombreux conflits, notamment la destruction des cultures, les incursions dans les vergers et la peur ressentie par les habitants face à la présence parfois insistante de ces animaux.
Face à cette situation, APASAT ONG a engagé une série d’activités de sensibilisation et d’éducation environnementale à Togbota pour promouvoir la coexistence pacifique entre les populations humaines et les primates. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de coexistence homme-primate dans la Réserve de Biosphère de la Basse Vallée de l’Ouémé, soutenu par nos partenaires techniques Stiftung Artenchutz et DierenPark Amersfoort Wildlife Fund.

Les séances, animées par l’équipe d’APASAT, ont rassemblé plus de 300 élèves. À travers des discussions participatives, et des échanges interactifs, les élèves ont pu mieux prendre les causes du conflit : la raréfaction des ressources naturelles, la fragmentation de l’habitat, et l’expansion des zones agricoles aux abords des forêts. Ces changements contraignent les singes à s’approcher des champs à la recherche de nourriture, provoquant ainsi des pertes pour les cultivateurs.
Les enfants ont été également éduqués sur les comportements des différentes espèces de singes observées dans la zone, notamment les Cercopithèques , leur rôle dans la régénération forestière grâce à la dispersion des graines, et leur importance écologique dans la chaîne alimentaire.
Des outils pédagogiques ludiques ont été utilisés pour faciliter la compréhension : jeux de rôles, dessins, chansons et témoignages. Les enfants ont ainsi été simulé à des solutions de mitigation des conflits telles que la surveillance collective des cultures, l’installation de dispositifs d’alerte non violents.













